Le Dalhia Noir


de : Brian de Palma
sortie ciné : novembre 2006
sortie DVD : juin 2007
Lorsque l'information est tombé, à savoir Brian de Palma un des maîtres du thriller allait se pencher en tant que réalisateur du roman de James Elroy, on ne pouvait que trépigner de joie. Malheureusement, Le Dahlia Noir présente bien des défauts et n'honore guère cette tentative de retranscription à l'écran.
En plein Los Angeles des années 40, deux inspecteurs se portent d'eux-mêmes sur un sombre meurtre : une belle jeune femme décédée, abandonnée dans un fossé et atrocement mutilé.
Les deux inspecteurs suivent chaqu'un leur piste, bien que le meneur commence à s'obséder de cette affaire à en perdre la raison et le bon sens. L'autre s'attache à une femme secrête qu'il rencontra durant don enquête.
Passé et secrets se confronteront, mais personne n'est réellement suspect. L'enquête avance lentement et la révélation sur le meurte du Dahlia Noir semble inextriquable.
Avec un tel réalisateur, Le Dahlia Noir aurait pu être un chef d'oeuvre du polar noir. Pourtant, de Palma a trébuché à l'obstacle et s'est prit les pieds dans l'adaptation du roman, en ne gardant qu'un oeil très peu impliqué à l'histoire profonde qui se trame au-delà du meurtre. L'une des premières erreurs du Dahlia Noir est son casting inscipide. Aaron Eckart joue encore plus mal que d'habitude, Josh Harnett ne nous aide pas à remonter la pente et côté féminin, la Scarlett Johanson n'est guère plus convaicante dans cette histoire de trio amoureux, le rendant très vaseux et ennuyeux et Hilary Swank semble être ailleurs. Seule Mia Kirshner, l'assassinnée que l'on redécouvre en vie avec les films, est la plus convaincante dans cette affaire ! La seconde grosse erreur de de Palma est une mise en scène plutôt ratée, qui préfère jouer plus sur des effets de style (longs plans-séquence, vue à la première personne, ralenti, effet d'éclairage) sans réel impact sur l'histoire. Le jeu des acteurs n'étant pas au meilleur niveau et la mise en scène ne dépassant pas la tension du Derrick du jeudi après-midi, Le Dahlia Noir s'entiche juste d'une ambiance de film noir sans pouvoir la justifier complètement par la suite. Une déception pour les fans de Brian de Palma comme moi qui espérait que cette adaptation serait mieux exploiter, avec un réel suspense et une mise en scène mieux travaillée que celle qui nous a été présentée. Est-ce un autre signe d'un grand dont l'inspiration s'essouffle ? Mais si vous voulez trouver un film pour faire peur à mémé, prennez-le, sinon aller vous diriger vers L'Impasse ou Les Incorruptibles du même auteur !

Commentaires
BARBUCHE le 18/05/2007 à 15:28:48Oooouuuuuhh !!! Ca taille sec !!!
MICHTO STYLE !!